Le recyclage
Le tri - pardon, le non-mélange - des différentes catégories de déchets que nous produisons, est à l'heure actuelle le geste le plus écologique que chacun de nous puisse faire lorsqu'il faut se défaire de nos ordures. Car chaque matière suit une filière de recyclage qui lui est propre, selon ses caractéristiques.
Vous trouverez sur le site de la Préfecture de l'Indre la liste des déchetteries et des recommandations utiles.
- Le verre (12% du poids des ordures ménagères) : il est important de le recycler (en ôtant soigneusement bouchons et couvercles) car il provient du sable, lui-même provenant de sablières où peuvent nicher des oiseaux comme le Grand gravelot, les sternes et où chassent des insectes menacés comme les cicindèles.
De même, cela permet des économies d'énergie, d'où réduction de la pollution atmosphérique, et améliore le fonctionnement des unités de tri des déchets (les petits morceaux de verre rendent papier, carton, métaux, textiles et compost impropres à la valorisation). Il y a aujourd'hui des conteneurs à verre un peu partout dans l'Indre, autant les utiliser largement en y déposant régulièrement tout le verre alimentaire (du petit flacon de médicaments à la dame-jeanne !).
- Les papiers et les cartons (20 à 30 %) : les communes de l'Indre sont maintenant presque toutes équipées de collecteurs. Pensez à plier les cartons, à en sortir tout matériau "non papier", ne pas jeter de papiers "salis" (ayant enveloppé des aliments, contenu des déchets ménagers, etc.), d'enveloppes à fenêtres en cellophane,...
- Les métaux (5%) à l'heure où sont écrites ces lignes, seuls les habitant des 34 communes du SITOM de Châteauroux en assurent systématiquement le tri. Ailleurs, certaines communes font occasionnellement appel à des récupérateurs. Il est également possible de les stocker puis de les porter soi-même de temps en temps chez un récupérateur ou chez Emmaüs. Une tonne d'aluminium recyclée économise une tonne d'équivalent pétrole.
- Les plastiques (10 à 15%) : ce sont les plus mals récupérés car de formules chimiques très différentes et souvent souillés (restes de nourriture, de produits chimiques, etc.) Certaine collectivités acceptent pourtant certaines sortes (PVC, PET).
- Les matières organiques "humides" (15 à 30 % : fanes et épluchures de fruits et légumes, marc de café, sachets de thé, feuilles et plantes mortes), autrefois utilisés systématiquement pour nourrir le cochon ou les poules, peuvent servir à fabriquer un compost utile à la terre et aux plantes. Vous pouvez même y rajouter le papier essuie-tout usagé, les coquilles de fruits de mer, le bois des boîtes de camenbert.
- Les textiles (5%) : volontiers repris par les Emmaüs et d'autres oeuvres caritatives mais également par des récupérateurs industriels.
- Les médicaments inutilisés ou périmés sont repris par les pharmaciens affichant le macaron "Cyclamed le reflexe",
- Les déchets ménagers spéciaux (0,5 à 1% : piles et batteries, bombes aérosols, peintures, etc.) : pour les piles, depuis le décret n° 99-374 du 12 mai 1999 relatif à la mise sur le marché des piles et accumulateurs et à leur élimination, les commerçants
ont l'obligation de récupérer les piles usagées. N'oubliez pas de les leur rapporter. Concernant les autres déchets, seule la déchetterie de Châteauroux est équipée d'une armoire spéciale pour les réceptionner et les piles sont acceptées dans la "boîte bleue" du SITOM de Châteauroux. Pas de solution écologiquement acceptable ailleurs.
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