Cistude

 

 
16ème assemblée générale ordinaire - Dimanche 7 mars 2004 - Buzançais

Rapport moral présenté par le président Camille Van Beusekom

Prospective

Faisons maintenant un peu de prospective. Pour 2004 et les années suivantes, voici comment je vois la mission d'Indre Nature dans ce contexte très peu favorable. Il nous faut impérativement tenir le cap en :

  • continuant à nous professionnaliser, en renforçant et élargissant les compétences de nos salariés et de nos bénévoles, car je reste persuadé que ce sont les compétences naturalistes techniques et de terrain, matière qui fait cruellement défaut à tous niveaux dans notre département, qui nous rendront d'avantage incontournables,

  • en même temps, en gardant scrupuleusement notre indépendance de toute structure, qu'elle soit administrative ou politique,

  • enfin, en restant fidèles à nos partenaires et renforcer nos partenariats.

Heureusement, notre association est en bonne santé. Financièrement, grâce à notre rigueur de gestion, comme vient de vous l'indiquer notre Trésorier, l'association reste saine. Rien n'est gaspillé, chaque euro est utilisé au service des objectifs d'Indre Nature. Notre équipe de salariés, le Bureau de l'association ainsi qu'un noyau dur de bénévoles particulièrement motivés font très bien leur travail et ne se laissent pas décourager par les "aléas du métier". Je tiens à les remercier chaleureusement.

Pour conclure : quel bilan pour la nature dans le département de l'Indre ?
Et bien, elle est encore assez riche et assez diversifiée. Mais elle est largement menacée. Car les causes de l'érosion de la biodiversité sont toujours actives. Et très peu de sites sont effectivement protégés par une gestion adéquate.

Parallèlement, des écotouristes d'avantage plus nombreux chaque année cherchent à découvrir la diversité des oiseaux, et pour certains les derniers spécimens des espèces en voie de disparition. " Mieux vendre la nature " est le slogan de nos bureaux de tourisme. Et comme pour tout "marché" émergeant, cela semble plutôt bien fonctionner.
Tout cela est fort beau et bien, mais si on ne fait rien - et on ne peut pas dire qu'il se fasse vraiment grand chose dans l'Indre - il n'y aura plus rien à vendre d'ici dix à quinze ans.

Doit-on arriver dans l'Indre à une phase d'une nature postmoderne, comme dans les Pays-Bas. Dans cette phase, où la nature a été auparavant détruite par l'artificialisation de la société, il n'y a plus de papillons dans les jardins. Mais le consommateur veut des papillons pour embellir son petit monde d'illusions.
Alors, pas de problème, il y a une solution ! Vous contactez votre fournisseur de papillons : le "Dutch butterfly man". Il vous fournira tout que vous souhaitez, et mieux que la nature elle-même puisque vous pouvez alors choisir des papillons de décoration toute saison, plus naturels que les vrais, résistant aux caprices du temps, à la couleur inaltérable, garanti pour longue-durée, etc., tout cela pour pas très cher.

Qui parle encore de perte de biodiversité ?

Je vous remercie de votre attention.

Camille VAN BEUSEKOM
Président