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Eau : sécheresse 2003 Mosaïque 37 - Hiver 2003 Conférence de presse " Gestion de l'eau dans l'Indre " du mercredi 24 septembre 2003 La canicule qui a frappé notre département et, en fait, une grande partie de l'Europe de l'ouest est sans précédent dans les archives climatiques de Météo-France. Pendant les onze premiers jours d'août, la moyenne des températures maximales journalières a été de 37°9 C, dont tous les jours supérieure à 35 °C. Un maximum de 41°5C a été constaté le 6 août à Montgivray. La température la plus fraîche de cette période a été de 22°5C la nuit. Plus impressionnant, l'hygrométrie a été très inférieure à 10%. Nous étions tout simplement dans des normes climatiques sahariennes. La pluviométrie, depuis février, bien que considérée comme moyenne, a été très mal répartie : sécheresse totale sur 2 mois, de fin février à début avril, puis 170mm en mai et enfin pluie éparses en juin-juillet. Le niveau des rivières au 15 juin était déjà celui d'un mois d'août sec. Heureusement, l'automne et l'hiver précédents avaient été très pluvieux, ce qui a permis le remplissage maximum des réserves souterraines. Les impacts de ce phénomène sont, sur le département :
Il est bon de rappeler le bilan national. Nous retiendrons :
Au niveau européen, la canicule a frappé de la péninsule ibérique à l'Allemagne . Les faits les plus marquants sont les 400 000 ha de forêt brûlés au Portugal et la sécheresse du siècle en Allemagne (paradoxalement, ce même pays avait connu les inondations du siècle pour la même période en 2000). Indre Nature n'est pas resté inactif pendant cette période. Nous avons participé à ou déclenché certaines réunions de la cellule sécheresse départementale. Cela a permis de gérer de façon économe les prélèvements en rivière ; En nappes souterraines, les recharges importantes de l'hiver ont permis de gérer la situation avec plus de facilités. Malgré un meilleur niveau de responsabilisation des irrigants agricoles, nous avons encore constaté des tendances à l'individualisme et des abus (remplissage de retenues collinaires en plein mois d'août, non-respect des répartitions d'eau par le golf de Villedieu, gaspillage de la ressource par l'irrigation en plein soleil….). De plus, les nombreux aménagements et les nombreuses dégradations des milieux naturels ont amplifié les effets de la sécheresse. Pour ces raisons, Indre Nature a demandé au Secrétaire Général de la Préfecture d'organiser une réunion avant la fin de l'année pour répondre aux questions suivantes : Serait-il possible d'évaluer les conséquences d'une sécheresse hivernale, type 1989-1990, qui suivrait l'épisode caniculaire de cet été ?
En conclusion, Indre Nature a assisté à de telles dégradations des milieux naturels par notre civilisation qu'on peut sincèrement se poser la question de l'impact humain sur l'évolution de nos climats. Beaucoup de faits concomitants semblent abonder dans le sens de la thèse de l'effet de serre. Nous développerons cette théorie dans un prochain article. Christian Toussaint
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