![]() |
![]() |
Dossier O.G.M. - Prix "Orchidée" 2001 : Tous les ans, lors de l'assemblée générale, les membres d'Indre Nature décernent les prix "Orchidée" et "Chiendent". Cette année, ils ont souhaité décerner le prix Orchidée aux communes de l'Indre qui ont pris des arrêtés anti-OGM en 2001. Voici ce qu'écrivait Monsieur Marcillac, Maire de Coings dans le Mosaïque d'avril 2001 : Coings et les OGM Après la maladie de la vache folle et la fièvre aphteuse, l'agriculture française va-t-elle devoir être confrontée à une nouvelle épreuve, celle des O.G.M. ? Souhaitons et espérons que non pour le bien de tous. Que sont ces Organismes Génétiquement Modifiés ? Sont-ils dangereux... ? Que représentent-ils pour chacun d'entre-nous ? Que vont-ils rapporter de plus à l'agriculture ? Qui peut de nos jours répondre par l'affirmative à ces questions : "Rappelons que les farines animales étaient bonnes elles aussi". Scientifiques, techniciens, politiques, organismes concernés, etc... tous plus réservés les uns que les autres sur les réponses à donner aux questions posées. C'est pour cette raison que le Conseil Municipal après en avoir délibéré a souhaité interdire tout essai ou culture de plantes génétiquement modifiées sur le territoire de la commune tant à des fins expérimentales que commerciales, suite à la demande d'un agriculteur certifié "bio" risquant de perdre son label si la présence d'O.G.M. dans ses cultures était trouvée pour son alimentation de volailles. L'arrêté du Maire en date du 14 février 2001, refusé par les services de la Préfecture le 30 mars 2001, fait dire à Monsieur le Maire de Coings que pour l'instant un dialogue va s'instaurer avec la Préfecture qui devra engager sa responsabilité envers l' agriculteur concerné. Tour en étant de ceux qui pensent qu'il est interdit d'interdire, Monsieur le Maire veut dire de part son arrêté que la démocratie locale offre à nos communes un lieu de débat, forte de cette légitimité, pourquoi une commune et son Conseil Municipal ne pourraient-ils pas s'emparer de thèmes trop souvent confisqués par les responsables politiques, nationaux, scientifiques de décider à notre place sans aucune concertation ? Pourquoi la Commune devrait-elle s'interdire des débats sur lesquels les citoyens souhaitent pouvoir être informés ? En voulant appliquer le principe de précaution dans ce type de situation et malgré ses pouvoirs, le Maire et le Conseil Municipal se trouvent dans l'incapacité d'agir, leurs pouvoirs, pour réels qu'ils soient, ne sont souvent que formels.
|