OGM : le retour...
Mosaïque 36
- Eté 2003

Alors que la grande majorité des consommateurs s’est opposée à ces cultures manipulées, la Commission européenne vient d’imposer aux Etats membres l’obligation de ne pas interdire sur leur territoire les semences O.G.M. (Organismes Génétiquement Modifiés) en plein champ !

La Commission déroule le tapis rouge devant les lobbies internationaux de l’agro-chimie et tourne ainsi délibérément le dos à l’intérêt général en piétinant allègrement le principe de précaution (rappelons pour mémoire que les grosses firmes inventrices d’O.G.M. n’ont toujours pas apporté les preuves de l’innocuité de leurs semences trafiquées).

 
L’exigence d’affichage du taux d’O.G.M. dans une denrée alimentaire (à partir de 1% du poids du produit), en apparence pour protéger le consommateur, n’est-elle pas au contraire une reconnaissance de fait des O.G.M. par cette même Commission ?

Un paradoxe d’autant plus grand quand on sait que dans notre petit département (vu à l’échelle européenne), M. Marcillac, le maire de Coings, assume pleinement ses responsabilités d’élu en prenant un arrêté d’interdiction de culture d’O.G.M. sur sa commune (ce qui lui a valu d’être traîné devant les tribunaux par l’Etat) !

Alors, pour que les O.GM. ne soient pas une «fatalité», très organisée et exigée par de colossaux enjeux financiers, et face à la dérobade de nos dirigeants européens et nationaux en la matière, il appartient désormais aux agriculteurs et aux consommateurs lucides et soucieux de l’avenir de la planète (les consomm’acteurs, encore eux !) de faire systématiquement le choix de semences et de produits alimentaires sans O.G.M.


A défaut, les O.G.M., une fois semés dans les champs, ne seront plus contrôlables (malgré les discours officiels faussement rassurants) et se généraliseront dans les cultures et l’alimentation, au dépens des agriculteurs, des consommateurs et de la biodiversité.

Il y a urgence !

Jean Eldin