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Eau : le classement de la Creuse en rivière réservée Mosaïque 33 - Automne 2002 Cette procédure permet le gel des réalisations hydroélectriques sur la section de rivière concernée. En clair, la création de nouvelles installations ou l’agrandissement des installations existantes ne sont plus possible. Le projet actuel concerne la Creuse du pied du barrage de la Roche-aux-Moines en amont, à sa sortie du département en aval (Néons sur Creuse). Si ce projet est couplé au respect de la législation sur les poissons migrateurs, c’est à dire l’équipement de passe à poissons sur tous les ouvrages concernés, de nombreuses espèces pourront recoloniser la rivière. Il faut se rappeler qu’à la fin du XIX ème siècle, la Creuse abritait le Saumon atlantique, la Lamproie marine, la Grande alose et le Flet. Depuis l’effacement du barrage de Maisons Rouges, en aval du confluent Creuse-Vienne, les aloses remontent et se reproduisent jusqu’au Blanc, les Lamproies marines remontent et se reproduisent jusqu’à l’aval du barrage de la Roche-bat-l’Aigue. Des espoirs sont permis pour la Truite de mer. Par contre, pour le Saumon atlantique, l’accès à ses frayères dans les environs d’Aubusson et de Felletin, aux sources de la Creuse, est actuellement barré par la bagatelle de huit barrages hydroélectriques gérés par EDF. L’équipement de ces ouvrages est totalement illusoire dans le contexte actuel. Les enjeux de cette démarche initiée par la Fédération de pêche, soutenue par l’Etat et par Indre Nature, sont une grande valeur patrimoniale et un atout économique pour la pêche de loisir et professionnelle.
Christian Toussaint
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