Elevage industriel : poulailler de Rouvres-les-Bois.
Mosaïque 33
- Automne 2002

La récente autorisaton préfectorale d’exploitation de ce gigantesque poulailler industriel (5 fois Nohant-Vic !) ne nous a pas laissé indifférents dans ce silence médiatique estival prévisible.

Les faiblesses du dossier sont nombreuses : les carences des études d’impact environnemental et législatives sont telles qu’Indre Nature va déposer un recours au côté des riverains pour tenter de casser l’autorisation d’exploiter auprès du tribunal administratif de Limoges. Ce type d’exploitation, inédite dans l’Indre de par sa taille pharaonique (un million de poulets passeront dans ses «entrailles» chaque année), est avant tout, à l’opposé de l’idée de développement durable de l’agriculture dans l’Indre. La Bretagne est pourtant un triste exemple vivant du non sens écologique et économique (que deviennent les exploitations lorsque l’industriel se retire ?) que constitue ce type d’élevage industriel hyper-intensif. De fait, des contacts ont été pris avec une avocate d’Orléans spécialiste de ce type de dossier. Nous partons confiants : aucune amélioration sensible n’a été apportée au dossier pour justifier cette autorisation d’exploiter qui fût une première fois rejetée pour des motifs similaires !

Elevage industriel : poulailler de Rouvres-les-Bois (attaque en justice).
Mosaïque 34

La demande d’autorisation d’extension d’une porcherie de type industriel située sur la commune de La Chapelle-Orthemale a suscité lors de l’enquête publique une contribution de la part d’Indre Nature par l’apport d’un dossier de contestations argumentées. Le Conseil municipal de Buzançais, chef lieu du canton, a voté son opposition à ce projet. A ce titre, un représentant d’Indre Nature a rencontré M. Régis Blanchet, maire de la commune. Nous avons fourni copie de notre argumentaire afin d’aider la municipalité dans sa démarche de contestation. Pollution des eaux souterraines, épandages massifs du lisier et odeurs nauséabondes résument en quelques mots les craintes évidentes d’une extension importante de l’exploitation. Il existe pourtant des méthodes de production différentes (remplacement du caillebotis par de la litière) pour une prise en compte d’un traitement écologique du lisier. A titre indicatif, c’est le mode de fonctionnement actuel et satisfaisant d’un élevage porcin à Saint Martin d’Auxigny dans le Cher où l’environnement est mieux préservé. Car, pour reprendre l’excellente formule de Monsieur Texier de l’Institut Technique du Porc : " s’il est nécessaire d’avoir des porcs pour produire du lisier, il n’est pas nécessaire de faire du lisier pour produire des porcs ".

Affaire à suivre...

D’après les éléments de Christian Germinet.